Derniers mots d’un texte (excipit), point à la ligne!
La fin est également homonyme du mot faim relatif à l’appétit, au besoin, à l’envie et à une certaine idée de la continuité…

Fin des faims, Singapour, 2003.
La fin est également homonyme du mot faim relatif à l’appétit, au besoin, à l’envie et à une certaine idée de la continuité…

Fin des faims, Singapour, 2003.
Deux est probablement le chiffre le plus versatile. A la fois croissant et décroissant, il augmente autant qu’il réduit. Il indique également la dualité en même temps qu’une forme d’unité. En cantonais, deux (易) est synonyme de facilité.

503 + 2 — Paris, 2009.
Le silence qui pèse pourrait bien être le même que celui qui porte. L’admettre est difficile; l’écouter est parfois pénible; le voir est impossible; le percevoir est pourtant facile. Le silence est parfois une résonance de l’absence, du déni et peut-être l’inertie de ce qu’on ne s’autorise pas. Privé d’un regard, il tire vers la fuite. À qui prend le temps de l’observer, il rend plein le moindre vide.

Pleins et déliés — Brighton, 2009.
À la fois manque et son contraire, le silence peut être subi ou délibéré. Ubiquiste, il est souvent masqué par du bruit qui empêche de le percevoir. Parfois lourd, jamais futile, le silence se mesure au volume auquel il se substitue.

« » — 2003.
Souvent confondu avec l’imparfait ou le passé composé, le passé du futur se reconnaît en ce qu’il est suivi du temps présent, lui-même suivi du temps futur qui fait référence à l’objet passé. Vous suivez?

Rue de l’Espérance, Paris. — mars 2009.
C’est vers le dix-septième siècle que le mot médiocrité a pris sa connotation péjorative. Dès lors, nous avons pris la fâcheuse habitude de placer sur une échelle de valeurs linéaire, à une extrémité les héros, à l’autre les salauds, et entre les deux tous les moyens inaptes à entrer dans l’une de ces deux catégories.

Photo pas terrible prise dans le sens de la marche. — août 2007.
Avant de comprendre ce mot, je psittacisais, je psittacisais, je psittacisais, je psittacisais, je psittacisais, je psittacisais, je psittacisais, je psittacisais, je psittacisais, je psittacisais, je psittacisais, je psittacisais, je psittacisais, je psittacisais, je psittacisais, je psittacisais, je psittacisais et je psittacisais encore.
Écart entre deux réalités juxtaposées qui les oppose autant qu’il les met en valeur. Rapport entre la lumière et l’ombre. Chemin le plus court vers la diversité. Antidote à l’ennui.
Comme disait en essence Marcel Gotlib1, célèbre philosophe de notre temps: tout n’est que rapport entre les forts et les faibles.
Malgré leurs différences écrasantes, l’un ne saurait pourtant vivre sans l’autre sinon comment les différencierait-on? Rapporté au sujet qui nous intéresse, le contraste fort met en lumière la faiblesse, tandis que le contraste faible tamise la force.

Un deux trois. — Kenya, décembre 2007.
Au féminin, le rose devient une fleur blanche, rouge, jaune ou même noire. Le rose symbolise l’amour, la pureté, la fidélité. On dit même qu’il est joyeux ce mot rose. J’ai dû l’associer récemment à du marron et c’est marrant, ça a marché.
En anglais, rose devient pink et vient casser ma prose. C’est une couleur de girls, ou alors celle des boys, celles qui osent et quelquefois m’indisposent. Pink est aussi la Lady un peu pomme que l’on croquerait bien derrière une porte close, un soir de solitude lorsque les écueils l’arrosent.
Puis, quand elle me prend dans ses bras, quand elle me parle tout bas, elle piaffe parfois que sa vie est always-rose. Elle maudit mes maux d’amour, des maux de tous les jours, et ça me fait quelque chose.
Et dès que je l’aperçois,
je sens en moi,
mon cœur qui se bat
contre la never-rose.
Au XIIe siècle, a frein abanduner signifiait « lâcher la bride ». Dès lors, toutes les acceptations du verbe abandonner ont pour composante dominante une idée de recherche d’autonomie, obtenue par une rupture de liens, par une séparation1.

Vulnérable. — Chiang Mai, Thaïlande, janvier 2008.